21 Avril 2007
APPEL À TOUS!
APPEL À TOUS!
DIMANCHE LE 22 AVRIL 2007, C'EST À DIRE DEMAIN - À MONTRÉAL - SE DÉROULERA UNE GRANDE MARCHE POUR L'ENVIRONNEMENT!
À l'occasion du Jour de la Terre http://www.jourdelaterre.org/, la Coalition Québec-Vert-Kyoto en partenariat avec l'AQLPA, le Jour de la Terre, Équiterre et Greenpeace, organise la GRANDE MARCHE KYOTO POUR L'ESPOIR.
LIEU: 13h30 - au parc Lafontaine (au coin des rues Calixa-Lavallée et Rachel)
IL FAUT ÊTRE DES MILLIERS. PRENEZ VOTRE DIMANCHE ET VENEZ MARCHER, EMMENEZ VOS AMIS, VOTRE FAMILLE ET VOS COULEURS!
En plus il fera beau - 21 degrés - WOW - Célébrons le printemps ensemble et allons marcher pour l'environnement!
Je me pointerai dans cette marche avec un immense drapeau du Québec.
C'est un rendez-vous!
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Titre : Ouvrez-vous 2007 - Jour de la Terre
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12 Avril 2007
Comme des souffles d'oiseaux
Comme des souffles d'oiseaux
On se réveille tous un matin en sachant quoi faire, comme si ce ixième jour était le premier vrai de tous, comme si Dieu en bon père était descendu nous botter les fesses pour que l'on agisse en suivant nos passions futures.
Tout à coup l'on s'éprend de grandeur, de fierté, de force, l'on se croît sans faille dans le moule ceinturé de la ville montante et l'on pense que le monde est à notre bout de bras, au bout du rêve; nous ne sommes plus seuls au monde, mais une bande d'amis invincibles courant les parois de l'Univers sur un vaisseau sans ailes, chutant et se relevant comme des astres dans la nuit et le jour, dansant comme des nimphes dans le printemps cosmique ou perdus entre deux vagues de sagesse, dans un silence de fond.
Et l'on sort contempler les beautés considérables, les mains dans les poches, se contentant d'être de cette nature, le nez en l'air et les cheveux au vent, marchant avec l'innocence des petites bardanes dans le coeur comme si tous nos espoirs et toutes nos colères étaient rassemblés en famille pour un premier repas heureux, avec la musique et les chants d'exister.
À ce moment-là l'avenir est tracé comme un dessin d'enfant, petits ou grands, nous serons formidables, heureux, sans bassesse, nous serons les énergiques paysans de nos bonheurs et nos connaîtrons l'amour dans ce qu'il a de mieux.
Nos rêves comme des souffles d'oiseaux effleurent nos esprits dont l'enchantement est absolu, la journée s'est envolée sur un vent favorable à l'espérance et le sentiment de réussir, d'entreprendre enfin, est comme le premier feu du ciel dans la nuit polaire.
Nous sommes-là, effondrés aux pieds des arbres centenaires avec des plumes dans le corps, des chatouilles et des envols, et nous avons enfin le sentiment d'exister.
12 Avril 2007
Entre l'habitude et la conviction
Entre l'habitude et la conviction
Voici une attitude bien de notre peuple. L'ambivalence, l'hésitation. Preuve d'intelligence, dit-on, que de ne pas sauter sur quelque chose sans en avoir préalablement étudié l'effet, or de nos jours, l'indifférence relative prend l'ampleur d'un fléau duquel nous préférons détourner le regard.
Depuis plusieurs années, le phénomène du « grand parleur petit faiseur » est bien visible. Entre l'habitude et la conviction, le Québécois hésite encore. Il aime la musique, mais ne l'encourage que rarement dans son intimité profonde, se contentant de ce qu'on lui sert sur un plateau de télévision. Il aime la nature et pour y accéder, il construit des autoroutes de VTT et de motoneiges au coeur des forêts. Il dénonce vivement la pollution de ses lacs en les parcourant depuis son embarcation de plaisance propulsée par un moteur à explosion. Il dit craindre les changements climatiques, pris dans le trafic ou se reposant devant son climatiseur, par une étouffante journée de septembre.
Québécois chez soi, Canadien à l'étranger. Fier de ses ancêtres mais sans les connaître. Non à l'américanisation, disait l'autre avec son Coke diète! Que se passe-t-il dans nos têtes pour que nos habitudes assimilatrices prennent plus souvent qu'autrement le contrôle de nos convictions progressistes? Le Québécois a-t-il peur de s'assumer, préfète-t-il se dire calmement qu'il est meilleur que les autres parce qu'il se plaint en langue latine? Comprend-il, enfin, toutes ces contradictions dont son comportement est plein?
Le projet Eastmain-1A et dérivation Rupert en est l'exemple le plus récent. Lorsque le Québécois se fait souiller son parquet, un scandale naît aussitôt; lorsqu'une colossale rivière se fait barrer pour de mystérieuses motivations économiques, loin du regard loin du coeur, il se détend et qui ne dit mot consent.
À la faiblesse des dominés et à l'indifférence des vaincus, le peuple québécois est-il réduit? Grand parleur et maints sujets, petit faiseur et peu de mains. Mieux vaut tard que jamais, ou mieux vaut ne pas y penser?
par Sim-B
12 Avril 2007
Qu’est-ce que la Permaculture?
Qu’est-ce que la Permaculture?
Les paysans sont en voie d’extinction. Ils ont été remplacés successivement, depuis la révolution industrielle du 19e siècle, par une catégorie de travailleurs agronomes que l’on peut qualifier respectueusement de « producteurs de biens consommables ». Ceux-ci, afin d’augmenter la capacité de production de leurs cultures, se sont tournés vers des modes d’exploitation terrestre de plus en plus nuisibles. Les premiers engrais, sous forme naturelle de phosphore, de potassium et d’azote, ont été utilisés depuis très longtemps, alors que de nos jours, les assemblages chimiques ont pris le relais sur les terrains fertiles, polluant de plus en plus les nappes phréatiques, les cours d’eau et la santé des humains. Le labourage des sols, les compactant en quelques années, a facilité l’érosion et ainsi, des centaines de milliers d’hectares de sols cultivés disparaissent chaque année, emportés par des crues, lessivés par les pluies. Les producteurs agricoles sont en train de ruiner la planète dans la pollution pour que leurs récoltes soient abondantes, que leurs fruits et légumes remplissent les épiceries des pays riches qui gaspillent une partie de cette nourriture par leur appétit grotesque et démesuré. Cette situation est dramatique et personne n’ose se poser des questions sur les modes de production, à la fois fort dommageables et inutiles.
Et voilà que nous apparaît la Permaculture. Un de ses précurseurs, le japonais Masanobu Fukuoka, a fini par comprendre qu’en laissant la nature s’occuper des productions, tout en lui donnant un petit coup de pouce vert, les rendements étaient fructueux, tout en évitant à la Terre des souffrances inacceptables : « plus les conditions de culture ressemblent au milieu naturel de prédilection de la plante en question, plus le rapport kilojoules dépensés/kilojoules récoltés est meilleur » disait-il. Ses expériences, qui consistaient à produire un riz robuste pour faciliter leur germination en terrains arides, comme ceux des pays démunis, ont été impitoyablement stoppées après que l’armée japonaise eut saisi et détruit l’entier de ses semences et de ses récoltes. Allez savoir pourquoi! Les lois du marché, corrompues, sont à combattre autant que les pratiques agricoles désuètes de notre époque de bouleversements climatiques.
C’est en 1970 que le terme – Permaculture – a fait son apparition, alors que les australiens Bill Mollison et David Holmgren ont développé des méthodes de production stables, innovatrices et profitables autant aux humains qu’à l’environnement. Ils ont nommé la Permaculture en fonction de la permanence des cultures, alliant le caractère humain de la production à l’intelligence même de la nature pour faire ce qu’elle fait de mieux. Ainsi, une brève définition de la méthode serait de créer des environnements humains durables tout en suivant et en comprenant la technique que la nature utilise elle-même pour être efficace. Aucun labourage, aucun produit chimique, aucun désherbage, simplement comprendre comment la nature fonctionne, et imiter ce fonctionnement dans un cadre de production alimentaire. La Permaculture utilise des notions d’écologie appliquée, de design ou d’horticulture paysagiste, d’agriculture saine, donc biologique, de pédologie et, bien évidemment, de pédagogie car le tout forme une façon de vivre en relation intrinsèque avec la nature tout en la préservant.
En résumé, pour comprendre l’efficacité nourricière d’un terrain, il faut voir les caractéristiques physiques propre à celui-ci : dénivelé, marais, cours d’eau, vent, etc. Ensuite, il faut comprendre la relation que nous voulons tenir avec ce terrain, journalière, mensuelle, saisonnière, afin de bien saisir l’ampleur du temps que nous y consacrerons. Puis il faut établir les liens possibles entre les éléments du terrain, éléments physiques et humains de son exploitation. Viendra ensuite le côté pédologique, c'est-à-dire des éléments qui forment le sol, bactéries, racines, roches, etc, qui nous aidera à éclairer nos choix sur les végétaux qui sauront y pousser. Une fois la compréhension du terrain et de ses caractéristiques acquise, il faut voir quels végétaux y seront complémentaires, polyvalents, afin que les uns aident, par leurs propriétés, les autres. Exemple : le haricot pousse sur la tige du maïs alors qu’ils sont protégés, à la base, par les feuilles des courges qui créeront de l’ombre. Complémentarité et polyvalence, c’est très important. Le but final est de favoriser des microsystèmes productifs en alliant les capacités et les propriétés d’un système à un autre, et ce, sur un même terrain, avec toutes les notions de paysagisme pour limiter l’impact de notre intervention sur la nature, que les bonnes propriétés du sol ne finissent pas par se lessiver, comme c’est le cas dans les productions nécessitant labourage. La nature est la meilleure des jardinières!
La Permaculture est une solution simple et écologiquement complexe. Je vous invite à lire sur celle-ci, et un jour, c’est vous qui aurez, autour de votre maison, votre propre terre nourricière, vivace, autonome, productive, facile et surtout, avec toute la beauté qui s’y attachera, ce qui vous permettra d’économiser sur la nourriture de production, fort nuisible depuis le germe jusqu’au transport. Aussi, l’aspect moral de cet accomplissement vous rendra fier et en bonne santé mentale! L’avenir est à ce que chaque être qui compose une société possède sa parcelle de jardin d’Éden, n’est-ce pas souhaitable, et pour les humains, et pour la planète bleue?
J’espère que mes connaissances concises sur la Permaculture sauront vous ouvrir l’esprit sur cette technique révolutionnaire, qui fait appel à la fois au jugement et au respect, ainsi qu’à la compréhension et donc la connaissance. Regarder son jardin pousser tout seul, sans entretien sinon minimal, alors que l’on digère lentement le fruit de son potentiel, toujours grandissant.
Révolution morale et révolution écologique sont à nos portes, ouvrons-les, aucune clé pour nous en priver!
Par Sim-B
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